Lourdes, de la cire aux cimes : une terre qui ressource (2/2)



Grand reportage (2/2). A chacun sa source.

lourdes - Pyrénées - reportage stéphanie bui

Le 24 août 2026, 

Derrière le sanctuaire qui attire aux environs de quatre millions de visiteurs par an et les savoir-faire qui perdurent dans son giron, sujet du premier opus de ce reportage, une cité pyrénéenne respire le vivant. Apprentis yogis, engagés, pèlerins, montagnards : à Lourdes, chacun trouve sa source.

On croit connaître le Sud. On se trompe. Lourdes, cité pyrénéenne entre palmiers et montagnes, se situe pourtant plus au sud que Marseille, quasi exactement sur le 43ᵉ parallèle. Une perception trompeuse qui montre la force de l’imaginaire rattaché aux lieux emblématiques. À cet égard, l’image d’une ville réduite à la seule vie de son sanctuaire est légion. Pourtant, la cité mariale est aussi une ville à part entière. Ce n’est d’ailleurs pas au sanctuaire que les Lourdais vont à la messe, mais dans la ville haute, à l’église paroissiale du Sacré-Cœur, là où s’affaire la vie du quotidien.

Une cité qui ne demande qu’à se dévoiler pour offrir d’autres ressourcements, alors même que les habitants expriment parfois une lassitude à voir leur ville cantonnée au seul fait religieux. « Ce qui m’agace un peu, regrette Françoise, rencontrée lors du cours de yoga de Bettina, c’est quand on voyage et que tu dis que tu es de Lourdes, pour tout le monde, tout de suite, Lourdes, c’est la grotte, c’est la Vierge, et je trouve que c’est dommage, parce qu’il n’y a pas que ça à Lourdes, il y a tellement d’autres richesses, tu as le Pic du Gers, t’as le Béout, tu as toutes ces montagnes. Lourdes, c’est deux villes et deux ambiances aussi. » Des montagnes qu’on peut admirer du cœur même de la ville, depuis les Halles de Lourdes. Haut lieu de la gastronomie locale, le marché vaut le détour avec ses savoureux produits du terroir qui croulent sur les jolies étals, comme ceux, multirécompensés, du fromager Dominique Bouchait, meilleur ouvrier de France.

lourdes pyrenees - reportage stephanie bui

Et comme si cela ne suffisait pas, malgré eux, les Lourdais deviennent des ambassadeurs de la ville sanctuaire ! Ce qui n’est pas toujours désagréable. Christine, yogi dans le même cours, se souvient d’une virée parisienne. « J’ai ce souvenir d’avoir emmené mon fils au musée, pour voir l’exposition Frida Kahlo, et il fallait réserver par Internet, et moi, je ne savais pas qu’il fallait réserver. On arrive, on était un groupe de cinq : « Ah, ben non, sans réservation, ce n’est pas possible. Ah, vous venez d’où ? De Lourdes ? Sésame. Mettez-vous là. » Ils nous ont fait passer par une file VIP, on s’est retrouvés à voir l’exposition. » Un miracle !

Cela n’étonne pas Françoise, qui y va de son anecdote : « Ça nous est arrivé, parce qu’on voyage beaucoup, notamment en Italie, parce que les Italiens sont quand même très pieux. Quand on dit qu’on est de Lourdes, on t’offre le dessert, le café, et ils te donnent un euro en disant, est-ce que vous pouvez nous mettre un cierge à la grotte ? Je trouve que c’est très bien, parce qu’on fait le lien entre ces personnes qui ont besoin et qui sont très croyantes. Et là, je vais avec plaisir mettre un cierge pour la personne. Au moins, là, tu es utile à quelqu’un. »

 

La posture physique qui apaise

Aussi lourdaises soient-elles, auréolées du rayonnement mondial de Lourdes, Françoise et Christine ont, elles aussi, besoin de trouver une source à elles. A Lourdes, le cours de yoga de Bettina leur offre, comme à moi aussi, un de ces moments-là, parmi d’autres. J’y assiste : l’attention à la justesse de la posture, le temps qu’on prend pour bien faire. « Je retrouve des sensations qu’on ne retrouve pas dans la vie courante. Cet apaisement, ce recentrement sur l’essentiel, dans un environnement avec des chouettes personnes », apprécie Christine. « Revenir au corps, revenir aux énergies, revenir à sa posture physique, à l’âge qui avance, et bien ça fait beaucoup de bien. »

Pour Françoise, rompue aux compétitions de marches chronométrées, la pratique du yoga lui a fait ressentir l’importance d’arrêter le vélo dans la tête : « Il nous faut des moments de déconnexion. J’ai un peu de mal à me déconnecter parce que j’ai l’esprit de compétition. Jusqu’à maintenant, j’ai eu beaucoup de mal à gérer le yoga, pour moi c’était trop mou, mais je me suis sentie bien, au niveau physique et mental, aujourd’hui. »

Pour Bernie, « le yoga est une manière d’harmoniser le mental, le physique, et de bien vieillir, le moyen d’éviter toutes ces douleurs qui semblent bien se gérer avec fluidité ». Cette native de Lourdes, née en 58, l’anniversaire des apparitions, aujourd’hui « catho-bouddhiste », partie puis revenue sur sa terre natale, médite, un brin malicieuse, sur son « retour à la source » : « Lourdes veut dire l’eau, c’est la source. Et la religion, c’est relier les choses. Les gens viennent à Lourdes parce que c’est une œuvre de paix, un petit lieu, tout petit petit, il n’y a pas plus minuscule, où tu peux t’avancer, marcher dans le silence, avec tes pensées, ta foi, et on te laisse en paix. Et la paix, c’est l’amour. » Une lettre d’amour à Lourdes.

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Une maison pour se ressourcer

Perché sur les hauteurs de la ville, s’étend sur 2 hectares, depuis 140 ans, un havre de paix qui incarne cette attention à soi, à l’autre, au vivant : la Maison Assomption, contemporain des apparitions de Bernadette, initialement un couvent de sœurs, ouvert aujourd’hui au monde laïc comme centre spirituel d’accueil et de formation.

« Il y a toujours du monde dans la maison, des individuels qui sont en bonne forme, qui sont en mauvaise forme, qui veulent aller mieux. Jamais, ni les sœurs, ni le reste du personnel ne va dire « Vous avez l’air bien triste, vous avez un problème ? » Non, rien de tout ça », clarifie d’emblée sœur Thérèse, qui y vit à l’année aux côtés de quatre autres sœurs. « C’est un lieu de ressourcement, c’est un lieu extrêmement beau. »

Ici, pourtant, le ressourcement n’a rien d’un repos passif. C’est une posture qu’on choisit, insiste-t-elle :

« C’est une folie que de ne pas être soi-même avec le plus de plénitude possible, quel que soit le point de départ. »

-sœur Thérèse, Maison Assomption

« C’est dans notre ADN : l’éducation qui veut amener chacun à aller plus loin, à vivre avec intensité, à être pleinement soi-même, dans la vérité de ce qu’on est. » Et d’interpeler, sans détour, sur la responsabilité de chacun devant sa propre posture mentale : « J’ai souffert, ok tu as souffert. Et maintenant quoi ? Tu choisis l’amertume, tu choisis la rancune… Ou bien tu te dis, qu’est-ce que je peux faire avec ça ? C’est la réflexion qui est la plus importante. Beaucoup de gens viennent en croyant qu’ici tout va se résoudre. Erreur, erreur, erreur. Ici, on peut apprendre à vivre avec son fardeau. Personne ne va venir le retirer à notre place. » Quelle force de la nature, sœur Thérèse, qui n’y va pas par quatre chemins !

Au côté de sœur Thérèse, on ne chemine pas, on prend l’autoroute. Son côté américain, peut-être. Car la Béarnaise d’origine est devenue lourdaise après treize années à Philadelphie, dans une communauté de l’Assomption où les sœurs venaient du monde entier. « J’ai aimé cette histoire qu’on raconte : un homme se promène avec une chaussette bleue et une chaussette rouge, aux États-Unis, et quelqu’un lui dit, tes chaussettes là, tu as vu ? Oui, j’ai vu, je les aime beaucoup, j’ai la même paire à la maison, laisse-moi tranquille. On le raconte comme une quête de liberté profonde. On est, je pense, moins tributaires du regard de l’autre aux États-Unis. Là-bas, on respire une ambiance de liberté très forte. »

« Un dégagement joyeux »

Cette liberté-là, la congrégation des religieuses de l’Assomption la porte depuis sa fondation. Sœur Marie-Eugénie Milleret invitait déjà ses sœurs à « avoir des actions tranchées dans leur petite sphère » et au « dégagement joyeux », le lâcher-prise.

Ce même mouvement, Damien Aviron-Violet l’a vécu à sa manière. Ingénieur pendant vingt ans dans l’aéronautique, dans le Béarn, un pôle majeur de cette industrie, il a été « percuté par l’encyclique du pape Laudato Si’ », au moment du Covid, avec « la volonté de mettre son intelligence au service d’autre chose ». « J’ai quitté mon employeur, je suis allé me former à l’éco-ingénierie, et surtout réapprendre à déconstruire ma formation d’ingénieur, où l’on a tendance à découper chaque problème en petits morceaux. J’ai réappris à les embrasser de manière transverse, globale. »

Aujourd’hui chef de projet à l’Assomption, il porte cette même conviction dans sa façon d’avancer : « On avance pas à pas, au gré des rencontres, sans avoir une vue ultra précise de ce que sera la maison demain. Ça fait partie du jeu, d’avancer en incertitude et en étant à l’aise. »

« Former pour transformer »

Le constat qui porte le projet : un monde délié, dans son rapport à soi, aux autres, à la nature, à plus grand que soi. « On est dans un monde de plus en plus clivé, on a du mal à être en relation avec des gens qui ne pensent pas comme nous », observe l’ancien ingénieur. On l’appelle encore le Centre Assomption de Lourdes, mais demain ce sera la Maison Assomption de Lourdes, pour « prolonger encore davantage l’expérience d’accueil ». Face à ça, trois chantiers concrets. La « table partagée », d’abord : 600 repas par jour, une « pratique agroécologique exemplaire, voire radicale », à partir de paniers de saison et de produits locaux. L’accueil des plus fragiles par un habitat permanent, ensuite, « ancré avec les réalités du territoire ». Les séjours scolaires perdureront : 16 établissements envoient déjà leurs lycéens vivre des séjours immersifs d’écologie intégrale. Une même formule résume les trois chantiers : « former pour transformer. »

Le projet, accompagné par la région Occitanie et la fédération des SCOP, a rejoint un incubateur d’innovation sociale. « Ça nous permet d’ouvrir peut-être d’autres possibles, en sortant le mot spirituel des armoires, ou parfois des quiproquos ».

« Ce temps d’arrêt spirituel, ça fait beaucoup de bien »

On se souvient d’Antoine et Sophie, croisés à la Maison Assomption, dans le premier volet de ce reportage. Cette fois, c’est dans l’espace d’accueil de la maison qu’Antoine reprend le fil de son séjour : « Quand je rentre à Versailles, ça se traduit par une espèce de choc : la folie de la grande ville, le bruit, la fureur, les gens qui font la gueule dans la rue, les gens soucieux, tristes. Alors qu’ici, il y a des gens qui sont atrocement malades, mutilés, souffrent mille morts comme on dit, avec autour d’eux des soignants qui en bavent pour s’occuper de ces gens-là, des vieux et des jeunes qui font un travail formidable, et vous vous baladez, les gens sont souriants, sont plutôt heureux, et ça, c’est magnifique. Alors que quand je rentre à Versailles, j’aurais des têtes d’enterrement, des gens qui vous croisent dans la rue et vous disent à peine bonjour, ou pas bonjour. Vous n’avez pas envie d’aborder le voisin. Alors qu’au bistrot ici, on va lâcher une vanne, un truc marrant, ou que je crois marrant : je le dis à ma femme, mais elle, elle ne capte pas. » « Et là-bas, non », répond Sophie du tac au tac, elle qui apprécie surtout les rencontres qu’on peut faire à Lourdes.

La vision des hospitaliers à l’œuvre marque. « Il y a des montées, là, quand je vois même des jeunes qui tirent un chariot dans la montée comme ça, ils en bavent, ils sont tous derrière, ils sont crevés, ils sont contents, ils sont jeunes, ils sont crevés. Donc physiquement, je crois que c’est très dur, et néanmoins, je le dis, ils ont le sourire, ils sont heureux. Ça, je trouve ça très beau », lâche Antoine, avant d’ajouter : « Un truc que je ne trouve pas à Versailles, c’est la gratuité : le bénévolat, le ménage, les gens font ça par amour du projet. On dit la gratuité, on n’est plus dans le business. Quand je rentre à Versailles, on est retourné dans le business, le fric, tout est fric. Alors qu’ici, il y a bien une économie, il faut bien que ça fonctionne, mais on n’est pas là d’abord pour ça. C’est très important. » Et de conclure : « En fait, nous vivons une rupture, une rupture spirituelle, sociale, physique, une hiérarchisation différente. On a une expression : on remet l’église au milieu du village. C’est ça. »

Autre notion importante, pour le couple : « Pèleriner, marcher, c’est avancer. On est sur cette terre, nous considérons, nous les catholiques, que nous avançons sur le chemin et avons un guide de haute-montagne devant qui nous fait grimper la montagne. » Pour l’heure, le couple de pèlerins n’a pas pris le chemin d’une balade en montagne. « On avait prévu trop court et on n’est jamais allés, par exemple, au Pic du Midi, ni fait une balade dans les Pyrénées. C’est magnifique, voilà, donc nous sommes conscients qu’à Lourdes, au-delà du pèlerinage qui pour moi est fondamental, prioritaire, il y a sûrement d’autres centres d’intérêt possibles, mais il faudrait rester plus longtemps. »

L’appel des Pyrénées

C’est là l’une des missions de Marie-Bernadette Scerri , l’adjointe en charge de l’environnement et du tourisme durable de la ville de Lourdes. Marie-Bernadette : un prénom lourd de sens dans cette ville, qui n’a pas manqué de la faire sortir du lot pendant ses études. Une forme de vocation, en somme, qu’elle met aujourd’hui au service de Lourdes, à l’aune du monde tel qu’il est.

Au-delà du sanctuaire qui a fait la notoriété de Lourdes, la ville est aussi « le camp de base des Pyrénées », qui pourrait attirer les visiteurs par « une nature préservée » répondant aux besoins actuels de ressourcement des visiteurs. L’élue, issue d’une famille montagnarde des Pyrénées, sait de quoi elle parle. Son historique d’activités sportives à Lourdes donne le tournis : en plus de ses 42 ans de karaté, elle fait du ski depuis l’âge de 2 ans, de l’escalade, de la randonnée, du vélo de route, du kayak, de la natation, du paddle… « La ville de Lourdes veut redévelopper cette connaissance de l’environnement, des activités qui ressourcent aussi », confie l’élue. « En fait, on est une ville comme n’importe quelle autre ville de 13 à 14 000 habitants, mais au-delà, on a quand même la notoriété de ville spirituelle, et en plus, on est quand même au cœur des Pyrénées.»

« La montagne, c’est mon temple »

Lourdes et sa montagne, c’est ce qui a attiré Stephan, ex-parisien caméraman devenu guide à la double casquette : guide conférencier et accompagnateur de montagne pour Escapade A. « On travaille forcément avec le sanctuaire et l’histoire de Lourdes, mais je trouvais qu’il y avait beaucoup plus de choses à creuser. Comme je suis accompagnateur de montagne, je me disais que c’est quand même une opportunité d’emmener des gens venus du monde entier à la découverte de la montagne. Beaucoup n’ont pas cette occasion. » Le samedi, il propose « le duo gagnant, la découverte du Pont d’Espagne et Gavarnie. Deux sites majeurs des Hautes-Pyrénées avec le Pic du Midi. » Quelle porte d’entrée dans la montagne, au départ de Lourdes, en 50 minutes !

La halte commence au village de Saint-Savin, où l’on découvre un rare orgue à automates dans l’abbaye du 12ᵉ siècle. S’ensuit une traversée du village. « On approche des portes du paradis », tease Stephan. On franchit une porte qui ne laisse rien présager. Et soudain apparaît une vue grandiose qui surplombe le village typiquement pyrénéen, avec au loin les Pyrénées en majesté. Puis, on reprend la route et les virages sinueux jusqu’au Pont d’Espagne et Gavarnie. Omniprésente, l’eau apaise.

Une petite randonnée, plus ou moins accessible pour la majorité des gens, permet la découverte des fleurs. « Je me dis que c’est un bon moyen de faire découvrir la montagne, que certains pourraient vivre le même choc que moi. On se balade, on sent l’acide formique quand il y a des fourmis, on goûte les fleurs, comme les baies de genévrier, le millepertuis en ce moment. Voir la nature à portée de main les reconnecte avec ce qu’ils achètent en pharmacie d’habitude, c’est un peu le but. On apprend, on lit le paysage, on regarde les animaux. »

Une virée qui a ses fidèles. Un groupe de Polonaises revient chaque année depuis trois ans, en juin. « Elles me disent qu’elles ne peuvent plus venir à Lourdes sans faire un tour en montagne, et m’ont demandé de leur proposer un autre circuit. » Ou encore une mamie de 93 ans, une Suisse qui marche sur le début du petit chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, une petite randonnée d’1h30 à 2h, avec ses petits bâtons. « Elle avait l’habitude de la montagne, elle me disait qu’elle pensait ne plus avoir la capacité de le faire, mais je fais toujours un petit test pour voir. »

« La vallée du soleil »

Au fond du Val d’Azun, à Arrens-Marsous, l’ex-Parisien a trouvé son havre de paix. Une vallée orientée est-ouest, rare dans les Pyrénées où la plupart regardent au nord, ce qui lui vaut un soleil qui reste toute la journée, même en hiver. Pas de station de ski ici, mais « une vraie vie de village » : deux restaurants, un supermarché, une pharmacie, un café-librairie où l’on trouve, se réjouit-il, « un accès à la culture ».

« Frédéric, mon chef, au début, il me disait : mais pourquoi tu ne viens pas habiter à Lourdes ? Parce qu’à 23 minutes, tu es en pleine nature. Moi, j’ouvre la porte, je sors de chez moi, je pars en montagne. Ah oui, ça, je pense que ça n’a pas de prix. »

Ce même regard, Stephan cherche à le faire porter sur Lourdes elle-même, qu’il juge trop souvent figée dans son image de, ville de pèlerinage. Lui-même est arrivé avec cet a priori. « Au début, je n’aimais pas trop Lourdes. Et puis, petit à petit, je me suis attaché à cette ville, et je trouve qu’il y a un vrai potentiel. » Il rappelle que Victor Hugo, George Sand ou Eugénie de Montijo, épouse de Napoléon III, y sont passés, que l’un des premiers téléphériques urbains de France, antérieur à celui de Montmartre, montait déjà au Béout en 1900, ou que l’Hôtel Moderne fut l’un des premiers à avoir l’eau chaude et l’électricité. « Ça a été une ville innovante, j’essaie de remettre cette mémoire en avant. Ce n’est pas seulement une ville de pèlerinage. »

rédigé par Stéphanie Bui

La réalisation de ce reportage en deux opus fut soutenu logistiquement par l’Office de Tourisme de Lourdes.

Notes

Immersion d’une journée dans les montagnes, départ de Lourdes :  Escapades pyrénéennes

Faire du yoga à Lourdes :  cours de Bettina

Séjourner à Lourdes : Maison Assomption Lourdes

Office de Tourisme Lourdes

 

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